État des lieux des filières en France
Les biocarburants sont des carburants issus de l’agriculture qui peuvent remplacer l’essence et le diesel dans les moteurs des véhicules. La production actuelle en France est de 300 Ktep, soit 1% de la consommation nationale de carburants.
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Origines et débouchés |
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L’éthanol et l’ETBE (Ethyl-tertio-butyl-éther)
Ces deux composants sont issus des céréales et de la culture des betteraves. Ils sont utilisés comme additifs à l’essence et améliorent l’indice d’octane. Leur dosage s’effectue de façon différente : on incorpore à hauteur maximale de 5 % l’éthanol dans l’essence alors que l’on peut incorporer jusqu’à 15 % d’ETBE.
La production annuelle française est actuellement de 93 000 T d’éthanol, à partir de 28 000 ha de betteraves et de blé. 3 unités industrielles assurent la transformation d’une partie de cet éthanol en ETBE.
Les esters méthyliques d’huile végétale (EMHV)
Les esters méthyliques sont issus des huiles végétales. Le diester est fabriqué à partir de plantes oléagineuses comme le colza, le tournesol ou le soja. Le diester correspond à l’Ester Méthylique de Colza. Ce composé additif est introduit à hauteur de 5 % dans le gazole.
La production française est de 310 000 t/an. Elle est assurée essentiellement à partir de 300 000 ha de colza et grâce à 3 unités d’estérification.
Les huiles brutes utilisées comme carburants
La production d’huiles végétales à usage de carburants et combustibles s’effectue dans des huileries agricoles. L’huile brute est extraite du colza à l’aide d’une grosse presse. Les huiles peuvent remplacer le gazole ou le fuel domestique et sont principalement préconisées pour les véhicules ruraux (tracteurs).
Les débouchés des biocarburants sont variés : ils sont soit additionnés en faible quantité (quelques %) aux essences et gazole pour véhicules, soit introduits en plus grande quantité dans des bus et véhicules utilitaires. Les huiles peuvent également être utilisées directement comme carburants, mais cette pratique est pour l’instant marginalisée.
Il existe un « Club des Villes Diester » : une trentaine de villes se sont engagées depuis 1991 dans l’utilisation du diester pour l’alimentation des moteurs diesel de leur parc de transports en commun, dans des proportions variant de 5 à 33 % (ex. : Strasbourg avec 850 véhicules, La Rochelle, Agen, Montauban…).
A plus long terme, l’éthanol pourrait devenir un carburant de première importance pour produire l’hydrogène qui alimentera les futures piles à combustible (technologie permettant de faire fonctionner des véhicules électriques avec une grande autonomie).
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